Histoire de la France

La France : une si longue histoire…

Tout a commencé il y a un bon million d’années : c’est en effet au paléolithique inférieur que les premières communautés humanoïdes s’installent sur le territoire de ce qui deviendra plus tard la France, et qui s’appellera entre temps la Gaule. Vers 58 avant notre ère, le grand Jules César, tout à son entreprise de conquête, fait découvrir aux Gaulois moustachus les délices et les raffinements de la culture romaine… L’occupation dure cinq siècles. Le passage de hordes de barbares venus de l’est, appelés Vandales, Wisigoths ou Huns, change alors quelque peu la donne. Ce sont les Francs qui finissent par s’imposer…
 
S’ensuit une succession de monarchies – les Carolingiens, les Capétiens, les Valois, les Bourbons – et de guerres – la guerre de cent ans contre l’Angleterre, au cours de laquelle la brave Jeanne d’Arc réussit à bouter l’ennemi hors de France, les guerre menées en Italie par François Ier (« 1515, Marignan ! », scandent fièrement tous les petits écoliers français d’aujourd’hui), ou encore les guerres de religion opposant protestants et catholiques…
Après les fastes versaillais du Roi Soleil, alias Louis XIV, la vie semble s’écouler plus ou moins paisiblement pour nos bons monarques, jusqu’au coup d’éclat de 1789. Le peuple alors se révolte et prétend faire entendre sa voix. La Déclaration des Droits de l’Homme est proclamée, la monarchie abolie, Louis XVI et sa femme Marie-Antoinette sont proprement décapités. Un gouvernement révolutionnaire est instauré. Il ne dure pas bien longtemps puisqu’en 1799, le petit Bonaparte réussit un joli coup d’Etat et s’intronise Empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier. Il ne s’en tient pas là et commence à conquérir de ci de là tout ce qui se trouve sur son chemin. Il faut la cuisante défaite de Waterloo en 1815 pour mettre enfin un terme à ses velléités expansionnistes. La monarchie, moins agitée tous comptes faits, est restaurée, avec Louis XVIII, Charles X puis Louis Philippe. Mais voilà qu’en 1851, un autre Napoléon – Napoléon III – réussit un nouveau coup d’Etat : le Second Empire succède ainsi à la Restauration. En 1870, pour faire diversion, la France entre en guerre contre l’Allemagne et perd l’Alsace et la Lorraine. En 1914-18, rebelote, mais cette fois-ci, conformément au traité de Versailles, l’Allemagne doit rendre l’Alsace et la Lorraine. Quelque vingt ans et une crise économique plus tard, c’est à l’initiative de l’Allemagne qu’éclate la seconde guerre mondiale. Entre 1945 et 1958, la France est régie par la constitution de la IVe République. Différents gouvernements peu mémorables se succèdent, avec la lourde tâche de gérer la croissance, la reconstruction, la décolonisation et la mise en place de la Communauté Européenne. Tout ne se passe pas au mieux en Algérie et, devant l’impossibilité de dénouer la crise, on rappelle au pouvoir le général de Gaulle, qui s’ennuyait depuis la fin de la guerre et se hâte d’instaurer en 1958 la Ve République. En 1968, la moitié de la France est derrière les barricades, l’autre moitié devant la télévision. Etudiants et ouvriers rêvent d’un monde meilleur en draguant les filles. Ni le patronat ni les structures profondes de la société ne changent vraiment, mais au moins on aura bien rigolé. En 1969, le général de Gaulle, lassé par l’inconstance de son peuple, donne sa démission. Il est remplacé par l’insipide Georges Pompidou, lequel est remplacé en 1974 par l’insipide Valéry Giscard d’Estaing, qui est lui-même remplacé en 1981 par l’insipide, quoique retors, François Mitterrand (qui aura quand même réussi le double exploit de ravir à la droite un pouvoir qu’elle détenait depuis plus de vingt ans, et de conserver contre vents et marées ce même pouvoir pendant quatorze ans en dépit des plus sombres pronostics de la médecine moderne).
En 1995 enfin, c’est l’insipide Jacques Chirac qui est élu à la tête du pays. La droite est revenue aux affaires. Pas pour longtemps puisqu’en 1997, à la suite d’un calcul stratégique longuement mûri, le Président dissout prématurément l’Assemblée Nationale qui du coup repasse à gauche. Ainsi, sur les sept ans de son mandat qui doit prendre fin en 2002, Jacques Chirac aura gouverné pendant cinq ans avec un gouvernement socialiste. Et nous attendons tous avec impatience les prochaines échéances électorales pour élire un président de gauche et le doter aussitôt d’un gouvernement de droite. Histoire de tout changer pour que rien ne change.

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